Indemnisation

  • Toute la Polynésie irradiée ! 

- Comme attesté par le Ministère de la Défense en 2006 ainsi que par 58 documents déclassifiés, la Polynésie française a subi des retombées radioactives  sur l’ensemble de son Territoire au nombre de 368.

Polynésie irradiée

 

  • Un faible taux d'indemnisation.

Nous constatons un très faible taux d'indemnisation. En effet le recensement de mai 2016 du CIVEN affiche un très faible nombre de dossiers soumis à son examen, émanant tant des victimes d’Algérie que de la Polynésie française, avec 7 cas effectifs d’indemnisation pour les victimes locales mais toutes issues de zones dîtes à risques : 5 de Mangareva et 2 de Tureia. 

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De même, par un état de dépenses de la période de 1992 à 2015, l’on relève que la CPS a pris en charge plus de 7400 cas de personnes ayant contracté un des cancers de la liste des 21 maladies radio-induites de la Loi Morin :

CpsA noter toutefois que ce tableau ne fait état de chiffres qu’à compter de 1992 ! Qu’en est-il des victimes entre 1966 et 1991 ?

- Toutefois le cas de feu l’épouse de M. Yves CONROY, est bien le 1ercas d’indemnisation hors zones dites à risques.

Le Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN), soit l’Etat français, a reconnu par sa décision n°D1-2016-7 du 06 juin 2016, que les résidents polynésiens de l’ensemble des archipels, ont reçu des doses reconstituées de rayons ionisants non négligeables, supérieures à 4,6 mSV !
Pour rappel, cette dame a toujours vécu entre Tahiti et Raiatea soit, hors zones jusque-là dites à risques. Elle présentait un cancer du sein en 1994, soignée mais toujours handicapée par les séquelles du traitement, et un MYELOME découvert en août 2004 et décédée 4 mois plus tard en décembre.
En sa qualité d’ayant-droit, M. CONROY entama la procédure d’indemnisation auprès du CIVEN en décembre 2012 dont l’aboutissement est intervenu en juin 2016, comme cité tantôt.

  • Une  Cellule, pour établir les dossiers de réparation des victimes liées aux essais nucléaires

Par courrier adressé au Président du Pays en date du 26 août 2016, l’association évoquait le projet de création d’une Cellule d’accompagnement des Polynésiens victimes des essais nucléaires, et sollicitait un soutien financier du Pays.

Notre courrier, orienté vers la Délégation au suivi des conséquences aux essais nucléaires (DSCEN), a fait l’objet d’une reconsidération du projet avec une suggestion d’un guichet unique qui fédèrerait plusieurs partenaires (associations anti-nucléaires, Pays, Etat..) et à ce titre, une première rencontre s’est tenue le 16 septembre 2016.

Quand bien même l’idée du guichet unique serait un autre grand pas d’accompli, il nous paraissait plus prudent, à ce que cette Cellule soit dotée d’une autonomie, et éviter ainsi les « manoeuvres politiques » qui en finalité, pourraient nuire au bon fonctionnement durable de cette Cellule.

A travers cette Cellule d’accompagnement et de réparation des victimes des essais nucléaires (CARVEN - TE PU PAPA TI’A ORA), l’Association a pour objectifs de/d' :

- sensibiliser la population sur le fait que si un membre de leur famille, est victime ou décédé d’une maladie figurant sur la liste des 21 maladies radio-induites de la Loi Morin, il n’est pas normal de laisser perdurer cette souffrance imposée depuis trop longtemps, et qu’il y a un coupable qui doit être mis face à sa responsabilité : l’Etat français,

- accompagner la population dans la constitution d’un dossier de demande d’indemnisation en qualité de victime ou d’ayant-droit des essais nucléaires français, à transmettre au Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN).