SINCÈRE ENCOURAGEMENT

Merci à l'Assemblée Territoriale, à tous les élus, quel que soit le groupe politique auquel tu appartiens, de faire un front commun sur ce dossier compliqué, difficile et délicat du nucléaire, parce qu'il en va de l'Histoire et de la SANTÉ de tous les polynésiens.

Soyez courageux et humbles, pour mettre de côté vos dissensions pour ne défendre qu'un seul parti, celui de TOUS les habitants de ce Pays. L'Association 193 vous encourage à vous entendre pour que cette page de souffrance soit réellement abordée avec un coeur uni, une volonté sincère et le désir entier de faire entendre une seule voix, celle de ce Peuple.

Merci aux nombreux tavana et aux représentants de l'Assemblée qui ont signé cette pétition en vue d'un référendum local. Même si le débat peut être "violent", car il ne peut pas ne pas l'être, s'il y a un débat, il sera libérateur de tant d'injustices, de drames humains... Donc, l'Association 193 (avec près de 37.000 pétitionnaires) vous souhaite un encouragement sincère, quel que soit le bord politique encore une fois, à vous unir pour que ce Pays que vous servez soit l'unique "gagnant".

Courrier adressé au Président de l'Assemblée de la Polynésie française

Texte fondateur page 1

Texte fondateur page 2

Texte fondateur page 3

Discours du Père Auguste UEBE-CARLSON prononcé le 2 juillet 2015 : 

Iaorana tatou e te mau hoa, 

Il y a 49 ans, explosait la première bombe atomique en Polynésie. La première d’une très longue série, 193 en tout. 193 essais nucléaires perpétrés sur cette terre que nous aimons et qui nous a vus naître. Dans ces îles, nos ancêtres avaient trouvé refuge et de quoi vivre en harmonie avec cette nature généreuse qui les accueillait. 193 essais nucléaires en 30ans, soit en moyenne, 1 essai nucléaire tous les 2 mois, et cela pendant 30ans. Il n’y a pas une région en France ou en Outre-mer qui n’ait été autant souillée que la Polynésie. La France peut être fière de ce qu’elle a fait dans nos Îles.

Aucun polynésien, quelle que soit sa couleur politique et au nom d’une quelconque raison, ne devrait cautionner une telle page de son histoire. Au contraire, tous les polynésiens et tous ceux qui aiment ce Pays devraient s’unir pour, qu’enfin, une seule voix puisse être entendue : « justice ! ». Nous ne faisons aucun amalgame dans ce combat. Nous nous battons pour une« justice » au nom de cette même France qui aime à défendre une telle valeur. Durant ces 30 années d’essais nucléaires, il y a un« coupable », l’Etat français, et une « victime », le peuple polynésien. Pas de confusion dans nos propos, mais une volonté pour,qu’enfin, cette page dramatique de notre histoire soit reconnue objectivement,sans fausse culpabilité, ni compromission  pouvant conduire au chantage.

Il fut une époque où l’on pouvait entendre dire« qu’on ne savait pas », ou bien encore, « qu’on nous a mentis » ;aujourd’hui, malgré toutes les preuves des conséquences irrémédiables des essais nucléaires sur la santé de polynésiens, il est encore difficile pour un certain nombre d’accueillir cette vérité. On aime à faire semblant dans notre Pays. Peur de qui, peur de quoi ? Quel manque de courage ! Surtout lorsque l’on sait aujourd’hui que la France doit sa grandeur, sa puissance nucléaire, aux malheurs  des polynésiens.

L’association 193 se veut être une petite pierre dans la reconstruction de notre Pays, à partir de ce tournant historique douloureux : « il y a un avant et un après 2 juillet 1966 ». Et nous croyons que des paradigmes fantômes freinent le développement de ce Pays, parce que justement, le silence assourdissant qui règne autour de ces actes criminels commis par la France dans nos Îles, est si paralysant, que rien n’avancera vraiment tant que la France ne les reconnaitra pas, ne demandera pas pardon aux Polynésiens et ne procèdera pas à la réparation  des préjudices afférents.

L’association 193, apolitique et fondée sur le respect des valeurs chrétiennes, a été créée en août 2014 et est composée de 500membres et 1000 pétitionnaires répartis sur 5 sections (Mangareva, Tureia, Tatakoto, Fakarava et Pamatai).  Elle est reconnaissante envers l’association « Moruroa e tatou », de l’accueillir comme partenaire humble, d’un combat qui demande courage et unité. Aujourd’hui,nous signons ce partenariat avec l’espoir que nous serons de plus en plus nombreux pour faire entendre notre voix. Merci à « Moruroa e tatou ».

Enfin, nous émettons un souhait, qu’à la veille de fêter le triste anniversaire des 50 ans de la 1ère explosion nucléaire, le 2 juillet 2016, qu’un référendum soit organisé pour que tous les polynésiens puissent donner leur avis en toute conscience. Les essais nucléaires ont été préparés par un référendum manipulé et truqué, faisons en sorte, dans la mesure du possible, de ramener ce tourment qui nous rassemble aujourd’hui sur cette place au sein de nos populations, par un référendum.

Que le Seigneur bénisse ce beau Pays où il a permis que nous  voyions le jour ; qu’Il bénisse toutes les bonnes volontés compatissant à cette histoire difficile. Que nos pas soient éclairés de sa Lumière, de son Esprit, nous en avons besoin, cet Esprit que la Bible nomme le « Consolateur ».

Ia rahi te aroha

P.Auguste UEBE-CARLSON

Président de l’association 193.

Père Auguste UEBE-CARLSON

Extrait du communiqué du Synode annuel de l'Eglise Protestante Ma'ohi du 2 Août 2015 à HUREPITI (Taha'a)

4-LA VIE DES FRANÇAIS SUR LA MORT DES MÄÒHI

Le Conseil Supérieur rappelle sans cesse depuis de nombreuses années le manque de respect de l’État français à l’égard du peuple Mäòhi et de Mäòhi Nui, notamment, en conservant ses déchets nucléaires dans les îles de Moruroa et Fangataufa.


Cette situation confirme le fait que si la France en est fière aujourd’hui, c'est qu'elle obtient sa Vie à partir de la Mort du Mäòhi. Ce pays et tout son environnement sont très contaminés, et les Mäòhi en souffrent.

Le Conseil Supérieur rappelle donc, une fois de plus, sa grande préoccupation face aux mensonges de l’État français qui, malgré le risque connu de contaminations liées aux déchets nucléaires, persiste à recruter des travailleurs mäòhi pour les nettoyer !

C’est pourquoi, le Conseil Supérieur exhorte à nouveau le peuple mäòhi à conserver sa liberté afin de ne pas tomber dans ce nouveau piège.

Le Conseil Supérieur exhorte également les responsables d’église ainsi que les forces vives de la société afin de maintenir les efforts faits pour alerter l’opinion publique et former les générations afin que cela devienne un pouvoir contre l’injustice français.

C’est pourquoi le Conseil Supérieur appelle tout le peuple mäòhi à participer au dessein de vie de Dieu pour Mäòhi Nui, et à faire sien le projet pour l’année 2016 qui marquera le cinquantième anniversaire du premier essai nucléaire à Mäòhi Nui…. ».

Le Président de l'Eglise protestante maohi

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Commentaires (1)

Ataria
  • 1. Ataria | vendredi, 30 Juin 2017
Oia nei,

A ti'a ana'e e to Ma'ohi Nui no te fa'aite i te mau ti'a e fa'atere nei i to tatou fenua nehenehe mau e te ruperupe.
Eiaha ato'a e ha'amo'ehia te hau Nui maoti te fa'atere o te nuna'a farani. A fa'aite i te parau mau e a tatarahapa
no te mau ino, hape, tavirira'a, ha'amauiuira'a, petara'a e te vai atura o ta ratou i rave i ni'a i teie nuna'a.
E teie a ta ratou e tamau noa nei i te rave i teie mahana, na roto i te ha'amaura'a i te tahi mau ture no te parurura'a ia
ratou. Te mea ra ta'u i papu, te vai ra te parau mau e te parau ti'a, noa atu te maoro e fa mai ihoa ia ta'e i tona
hora e ua fa'atata roa i ta'e mai.

Ei mana'o, mana'ona'o tamau.
Ataria.
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Date de dernière mise à jour : mardi, 15 Mars 2016